Retour de la CDC Masters Rescue

Retour de la CDC Masters Rescue

La saison dernière pour la sixième édition, en accord avec la FFSS, eut lieu à Biarritz le championnat de France Masters associé à la coupe de France. Malgré une date en pleine saison et un protocole sanitaire existant et exigeant, ce ne furent pas moins de 130 masters issus de 13 clubs qui s’affrontèrent sur la plage de la Milady et à la piscine du Casino. Le club de Biarritz avait mobilisé la grosse équipe et remporta le trophée du meilleur club masters. Cyrille Garnier, qui orchestre ces rassemblements avec Jean-Baptiste Gimié, évoque pour nous l’édition de la coupe de France (CDC Masters Rescue).

La septième édition, sera-t-elle la réplique de la précédente ?
Non, à Biarritz, ce fut exceptionnel car la fédération ne pouvait, vis-à-vis du protocole sanitaire imposé, pas programmer les championnats de France Masters en même temps que les N2 à Tarbes (qui ont été annulé par ailleurs) et le côtier à Royan. La Coupe de France Master est différente par son programme d’épreuves.

Justement, quelles sont-elles ?
Les épreuves de cette CDF ont été prévues par un petit groupe de Masters qui ont travaillé depuis sa première création en 2015 à Fronton à l’élaboration d’un format de compétition qui puisse satisfaire toutes les catégories de masters (de 30 à plus de 70 ans). Après quatre ans de pratique, des souhaits des masters, c’est à Dinard, qu’avec le groupe, nous avons écrit et validé ce qui est à ce jour le concept de la CDC MASTER RESCUE et qui convient à un grand nombre de masters.

Certaines épreuves ne font pas partie de la MASTERS RESCUE, pourquoi ce choix ?
Le sauvetage sportif est lié à la pratique opérationnelle du sauvetage. Les épreuves sont inspirées de techniques utilisées en poste de secours. Le format RESCUE permet de voir l’ensemble des compétences d’un sauveteur sportif. Nous défendons le concept de polyvalence du sauveteur, dans la conception de notre compétition, car un sauveteur doit savoir adapter ses techniques de sauvetage lors d’une intervention. C’est aussi pour cette raison, que le classement de la Coupe de France Master se fait sur un cumul des points des épreuves piscine et côtier. Et en deux jours de compétition, il nous était difficile d’additionner toutes les épreuves de piscine et de côtier.

Pourquoi ce format « SHORT COURSE » ?
Ce format « short course », permet à de nombreux masters, sportifs confirmés ou moins, de pouvoir réaliser les épreuves avec un peu d’entraînement. Bien sûr, certains masters ont un niveau plus élevé, et ce format short course (même en côtier) ne leur convient pas vraiment. C’est pour cela qu’ils ont le championnat de France ou les compétitions régionales pour pouvoir évaluer leurs performances sur les distances traditionnelles.

D’où vient cet engouement Master ?
Vous savez, il n’y a pas un mois où l’on ne nous parle pas de la CDF des Masters (avant, pendant et après la compétition). Ceux qui y ont participé savent de quoi je parle, et n’attendent que ce moment-là, à l’exception des Europe ou des Mondiaux. La CDF des Masters est avant tout un moment pour nous retrouver, échanger, parler de choses et d’autres, garder l’esprit Master qui y est né, pratiquer, quel que soit son niveau. Mais la performance sportive reste toujours présente.

Qu’en est-il de la septième édition, où a-t-elle lieu ?
Chaque année, la CDF change de lieu et nous l’organisons avec l’aide des clubs aux quatre coins de la France (Sud-Ouest, Sud-Est, Est-Bassin Parisien et Ouest). Cela nous permet de découvrir d’autres régions, de goûter à la gastronomie locale et de valoriser la compétition Master partout en France. Cette année, c’est le club de Muret (31) près de Toulouse qui l’organisera.

Vous avez mis des épreuves mixtes en eau plate et côtier, pourquoi ce choix ?
Pour deux raisons :
La première, nous trouvions bien de pouvoir allier la mixité des sexes (unis pour le même sport), ce qui rend l’épreuve mixte intéressante, puisque l’ordre des relayeurs/relayeuses est défini par chaque club, donc vous pouvez très bien avoir un homme et une femme qui rivalisent lors de la même course.
La deuxième, lors des championnats du Monde à Adélaïde, ce format est apparu et fut très intéressant sportivement parlant. Regardez actuellement, notamment aux JO, le nombre d’activités sportives où les épreuves mixtes sont de plus en plus présentes (biathlon, natation, triathlon, etc..) et je trouve cela personnellement très bien.

Cette septième édition à Muret sera-t-elle différente ?
Comme je l’ai dit en amont, le format de la CDF masters restera inchangé, au moins jusqu’en 2025. Vous savez, lorsque vous décidez de créer une compétition, il faut au moins dix ans pour qu’elle soit pérenne (cinq ans d’apprentissage, d’adaptation et cinq ans de confirmation).
Nous nous sommes juste adaptés au format pour le côtier, puisqu’à défaut de mer ou d’océan, certains clubs ne disposent que de lac et il faut pouvoir avoir les distances nécessaires pour réaliser les épreuves côtières. C’est pourquoi, pour cette septième édition, nous avons fait le choix de proposer un format « M Shape » pour les épreuves Surf Ski, Paddle Board, Océanman/woman et relais Taplin. Cela permettra donc aux spectateurs d’apprécier encore plus les différentes épreuves, mais aussi de permettre à certains clubs de pouvoir réaliser en lac des épreuves sans pour autant avoir les distances traditionnelles requises.

Jusqu’à quand la CDC MASTER RESCUE est-elle programmée ?
Chaque année est différente et peut nous remettre en question sur telle ou telle organisation. On a connu ça avec la crise sanitaire, la fermeture de piscines, etc…Pour l’instant, nous avons eu des échanges avec certains clubs souhaitant organiser la Coupe de France des Masters. Ce que je peux vous dire, c’est que pour l’instant nous échangeons avec les clubs de : Six Fours pour 2023, le bassin parisien pour 2024 (JO), Nautisurf de St Malo et Biarritz pour 2025, Narbonne pour 2026.

Comme vous voyez, on n’a pas le temps de s’ennuyer chez les Masters.
Que pouvons-nous vous souhaiter ?
La santé avant tout, mais aussi d’avoir toujours plus de Masters à venir prendre du plaisir à la CDF mais aussi, car il ne faut pas l’oublier, le championnat de France Masters en eau plate à Angoulême et en côtier à Hossegor.

BM
Photo Jean-Yves Cadeddu